investissement immobilier de logements classiques anciens : le retour en grâce

Longtemps snobés par les investisseurs immobiliers qui préféraient le neuf pour ses vertus défiscalisantes, les biens anciens retrouvent de l’intérêt. Un attrait nouveau dû aux coups de canifs successifs de l’Etat dans les niches fiscales immobilières réservées à la promotion.

Ticket d’entrée ? L’investissement immobilier ancien est souvent plus accessible. L’écart de prix avec le neuf avoisine en moyenne 15 à 20 %. Le ticket d’entrée peut même être minimisé grâce à l’achat en ville d’une surface « mouchoir de poche » (studette, chambre de bonne, studio) qui ne se construit plus aujourd’hui. Rien n’empêche bien sûr de choisir une grande surface.
Fiscalité ? « Il n’existe aucun avantage fiscal particulier à devenir propriétaire d’un bien ancien destiné à être loué nu, sauf à déduire les intérêts d’emprunt du crédit et à imputer de son revenu global les éventuels déficits fonciers créés par des travaux de rénovation». Pour mémoire, ce déficit est imputable du revenu global dans la limite de 10.700 euros par an, le surplus étant reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Durée de placement ? Le bailleur gère son bien à sa convenance. Il fixe librement le niveau de loyer et peut même jouir du bien s’il le souhaite. Des souplesses inenvisageables avec le dispositif Scellier.

Risque? Laisser cette investissement immobilier ancien se dégrader avec le temps et négliger de le remettre en état entre deux locations. Dans un marché détendu, une habitation mal entretenue ou avec des prestations médiocres ne se louera pas ou pas cher.

Comment choisir ? «Les meilleurs adresses se trouvent en centre-ville ou dans ces zones protégées et urbanisées». Les opportunités sont parfois nombreuses à l’occasion de la vente d’un immeuble à la découpe. En achetant un bien occupé, la rentabilité est réelle et immédiate. Cet argument séduit des banquiers de plus en plus réticents à prêter. Dans grandes villes, la rentabilité de l’ancien est un peu plus faible oscillant entre à 3% et 4%. «C’est davantage un placement patrimonial».

Pour qui ? Pour les investisseurs immobiliers séduits par le charme de l’ancien et qui envisagent un jour profiter un jour profiter des lieux.

Publié dans Non classé | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Faut-il investir dans la pierre en 2012 ?

En 2011, les investisseurs ont nettement contribué au dynamisme du marché. Selon Century 21, ils représentaient au second semestre plus de 20 % des transactions. Mais l’euphorie a commencé à se tarir en fin d’année, et en 2012, la pierre pourrait bien être victime d’une inertie provoquée par la conjugaison de forces contraires.
Les professionnels affichent leur pessimisme sur l’évolution du nombre des transactions. Les primo-accédants sont littéralement pris en tenaille entre la hausse des taux d’intérêt, le durcissement des conditions d’octroi des crédits, le resserrement des attributions de prêts à taux zéro et le manque de confiance en l’avenir. A inscrire aussi dans la colonne des moins : la très forte valorisation de ces dernières années. Certains prétendent même que la bulle immobilière risque de se dégonfler brusquement.


Quant aux investisseurs, ils commencent à se demander s’il est avisé d’acheter aujourd’hui, dans une phase qui ressemble de plus en plus à un haut de cycle. Le retournement de marché nous guette (lire page 26). Dans la colonne des plus figurent notre dynamisme démographique et le besoin de logements, le fait que la capitale française est encore beaucoup moins chère que d’autres métropoles mondiales, l’engouement incontestable des riches étrangers pour notre territoire (pour les biens entre 5 et 10 millions d’euros, les Français ne représentent que 20 % des acheteurs). Enfin et surtout figure en bonne place le sentiment que la pierre est et restera une valeur refuge. En tout cas, l’ère de la hausse forte et régulière est révolue. Alors, que nous réserve 2012 ? La pierre pourrait être soumise à une volatilité inhabituelle, au gré des nouvelles fiscales, de la hausse des taux d’intérêt, de l’attractivité d’un marché local ou de la concurrence d’autres classes d’actifs, notamment les actions, qui ne sont pas encore sorties du purgatoire.

La probable baisse des prix de l’immobilier créera des opportunités d’achat ; mais dans les prochains mois, voire les prochaines années, il faudra investir dans la pierre comme on sélectionne les titres d’une société cotée. Autrement dit, analyser non seulement les fondamentaux d’un marché mais aussi le potentiel de rentabilité de chaque bien, l’historique de sa valorisation et la pérennité du rendement affiché.

Publié dans Actualité Capcime, Immobilier, Investissement immobilier | Marqué avec | Laisser un commentaire

Bâtiment : La TVA réduite sera relevée, mais des délais seront accordés

Le relèvement du taux réduit de TVA dans le bâtiment, qui avait été supprimé par le Sénat, a été rétabli par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, dans le cadre du vote du projet de loi de finances rectificative pour 2011. Le texte sera visé en dernière lecture mercredi, 21 décembre. En l’état, il prévoit que le taux réduit de TVA sera porté de 5,5 à 7 % à compter du 1er janvier. Selon un amendement adopté par la Commission, un délai serait néanmoins accordé dans le cas de devis datés et acceptés par les deux parties avant le 20 décembre 2011, et dès lors qu’un acompte aura été encaissé par l’entreprise avant cette date.
Publié dans Actualité Capcime, Immobilier, Investissement immobilier | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Investissement immobilier ancien

Interview Bertrand de Raymond de la société Capcime. Extrait de l’émission France 5 « C’est notre affaire ».

Loi Scellier investissement immobilier

Publié dans Actualité Capcime | Laisser un commentaire

Scellier : la fin du dispositif en 2012 adoptée par nos parlementaires

Le dispositif d’investissement locatif défiscalisant Scellier se terminera en 2012 en France et dans les DOM-TOM.

L’assemblée Nationale a adopté hier la suppression du dispositif d’investissement locatif Scellier à fin 2012. La suppression de cette niche fiscale avait été annoncée par François Fillon la semaine dernière, dans le cadre du plan d’austérité II. Initialement, la défiscalisation Scellier devait perdurer jusqu’au 31 décembre 2015 en métropole et jusqu’au 31 décembre 2017 dans les départements d’Outre-mer. La mesure est redoutée par les professionnels de l’immobilier neuf, la FPI (Fédérations des promoteurs immobiliers) faisant état d’un secteur en recul, avec des ventes et des prix en baisse. L’an dernier, les investisseurs s’étaient arrogés environ les deux tiers des ventes de logements neufs. Le rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP), a prévenu que « ce saut dans l’inconnu va nous réserver des lendemains très difficiles » et a pris «le pari qu’en 2013 devant l’effondrement massif de la construction, on sera obligé de remettre en place dans la précipitation des dispositifs » de soutien, ce qu’anticipent déjà certains professionnels. La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a répondu que c’était l’«occasion de repenser une politique du logement sur des fondements un peu différents » et qu’« il faudra le faire d’urgence ».
Ceux qui envisageaient d’investir cette année, pour profiter de l’avantage fiscal avant sa réduction annoncée de 22 % à 13 % l’an prochain, pourraient cependant bénéficier d’un délai supplémentaire : un amendement déposé par Gilles Carrez a lui aussi été adopté hier. Celui-ci prévoit d’étendre le bénéfice du taux de 22 % au-delà du 31 décembre 2011, à tous les contribuables qui ont pris avant cette date l’engagement de réaliser un investissement immobilier. Ce qui « peut prendre la forme d’une réservation, à condition qu’elle soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2011 et que l’acte authentique soit passé au plus tard le 31 mars 2012 », précise l’amendement. Par ailleurs, le délai d’achèvement des logements bénéficiant de l’avantage fiscal sera porté de 24 à 30 mois pour des logements acquis en l’état futur d’achèvement, souvent des logements collectifs.

Publié dans Actualité Capcime, Loi Scellier | Marqué avec | Laisser un commentaire

Immobilier : le Scellier joue les prolongations

Sous certaines conditions, la réduction d’impôt de 22 % pour le dispositif Scellier devrait être prolongée jusqu’au 31 mars 2012. Idem avec la réduction de 18 % pour l’investissement dans les résidences de tourisme ou de services.
Ordre, contre ordre, les particuliers ont dû mal à s’y retrouver dans la fiscalité fluctuante de l’investissement locatif dans le neuf (Scellier) ou dans une résidence de tourisme (Bouvard-Censi). Comme annoncé et précisé dans le projet de loi de finances pour 2012, adopté par les députés le 16 novembre, 2012 serait la dernière application des dispositifs Scellier et Bouvard-Censi. Par conséquent, ces régimes sont appelés à disparaître à compter du 1er janvier 2013. Lors des débats parlementaires, Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du Budget a pris « le pari qu’en 2013 devant l’effondrement massif de la construction, on sera obligé de remettre en place dans la précipitation des dispositifs de soutien » à l’investissement locatif.
En outre, compte tenu de ce coup de rabot supplémentaire, qui passe de 10 % à 15 %, l’investissement dans les logements BBC neufs ou rénovés avec un certain niveau de performance énergétique devraient donner droit à une réduction d’impôt de 13% étalée sur neuf ans, dans la limite de 300.000 euros, l’an prochain.
Un régime transitoire pour le Scellier et le Bouvard-Censi
« Afin de permettre la poursuite des programmes immobiliers en cours dans des conditions acceptables, les députés sous l’impulsion de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, ont mis en place des dispositifs transitoires aussi bien pour le régime Scellier que celui Bouvard-Censi » poursuit Me Thibault Bravard. L’initiative n’est pas nouvelle. Déjà la loi de finances pour 2011 avait prévu des mesures transitoires tant pour l’investissement locatif dans un logement non géré (Scellier) que pour celui dans une résidence de tourisme. Dans la pratique, les députés ont joué sur trois variables de l’achat en l’état futur d’achèvement : la date de signature du contrat de réservation du logement, la date de signature de l’acte authentique (chez le notaire) et la date du dépôt du permis de construire du programme immobilier. Trois grands cas de figure se présentent.
Encore 22 % de réduction d’impôt en Scellier
Si l’investisseur signe un contrat de réservation, qui sera déposé au rang des minutes du notaire ou enregistré au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2011, et qu’il signe son acte d’achat chez le notaire au plus tard le 31 mars 2012, la réduction d’impôt liée à son placement est inchangée. Soit, une réduction d’impôt sur le revenu de 22% pour un logement Scellier BBC, 13% pour un logement Scellier non BBC et 18 % pour un logement Bouvard-Censi (achat dans des résidences services, pour étidiants, personnes âgées, etc.)

Publié dans Loi Scellier | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Investir dans la pierre pour préparer sa retraite

Ils ont emprunté, acheté, loué. Aujourd’hui à la tête d’un patrimoine immobilier qui leur permettra de compléter leur retraite, des bailleurs témoignent.

Les vertus de l’immobilier locatif sont bien connues. C’est l’un des seuls placements que l’on peut effectuer à crédit pour se bâtir un patrimoine. C’est aussi un bon moyen de se préparer des revenus complémentaires pour la retraite. Enfin, c’est un moyen de loger ses enfants, ou de leur transmettre un actif de valeur pour démarrer dans la vie. Néanmoins, la vie de propriétaires bailleurs n’est pas un long fleuve tranquille ! Certains tracent leur route dans ce chemin sinueux et parfois semé d’embûches.
C’est le cas de Viviane B., 57 ans, professeur. Cette Lyonnaise a réalisé, entre 1991 et 2010, trois investissements locatifs dans sa ville. «J’ai espacé chaque acquisition de dix ans, le temps à chaque fois de rembourser mon crédit. J’ai toujours choisi des studios dans le IVeme arrondissement de Lyon, un secteur prisé. Les loyers perçus m’ont servi à payer une partie des prêts, mais je devais chaque fois ajouter 100 à 150 euros par mois», explique-t-elle. Bricoleuse, Viviane n’hésite jamais à remettre en état ses appartements, qu’elle gère en solo. Autre « truc » de Viviane : le choix de la location en meublé. «Cette formule propose des baux courts, soit de un an. Ainsi, il est plus simple de se séparer d’un locataire mauvais payeur.»
1 500 euros de revenus complémentaires par mois
Pour elle, les acquisitions vont s’arrêter, «car ce placement ne vaut plus le coup», compte tenu de la hausse des prix immobiliers notamment. «Chaque studio me rapporte 6%. Or, si j’achetais les mêmes aujourd’hui, ce rendement tomberait à 2,5, voire 3%.» Bientôt à la retraite, Viviane est satisfaite du patrimoine qu’elle a constitué. «Ma pension devrait avoisiner 1.300euros par mois. Grâce aux studios, j’aurai 1.500euros de plus», prévoit-elle.
Pour Michelle Z., 47 ans, vivant à Salon-de-Provence, les débuts ont été catastrophiques. Pendant un an, son locataire n’a pas payé et, quand elle a enfin récupéré son deux-pièces, «c’était devenu un squat avec des murs tagués et abîmés au burin, des robinets sciés, et des encadrements de portes enlevés. L’horreur! J’ai tout remis en état et revendu.» Quelques années plus tard, sur les conseils de son gestionnaire en patrimoine, cette orthophoniste tente une nouvelle opération «pour payer moins d’impôts et préparer des revenus d’appoint pour ma retraite». Dix ans plus tard, Michelle Z. s’apprête à acheter un troisième bien : un studio dans une résidence étudiante de Lyon. «Je vais devoir réaliser un effort d’épargne supplémentaire et m’endetter, mais c’est encore possible tant que je travaille.» Avec le recul, elle ne regrette pas de s’être à nouveau lancée. «Je paie deux fois moins d’impôts qu’avant», avoue-t-elle.
Pour Gérard D., la situation est en revanche plus délicate. «Je suis financièrement asphyxié», se désespère ce retraité de 80 ans, propriétaire par héritage d’un immeuble parisien (dix lots) depuis vingt-neuf ans. Ces dernières années, le défilé des locataires s’est accéléré et a provoqué une augmentation trop importante des dépenses de travaux avant chaque relocation. «Les locataires tournent plus vite, en moyenne tous les quatre ans, contre dix à quinze ans il y a quelques années. Cette majoration des frais de remise en état m’a mis à sec. Je me suis déjà endetté pour une somme équivalente à deux ans de loyers. Mais aujourd’hui, impossible d’emprunter davantage en raison de mon âge. Du coup, je vais laisser vacant un appartement de 150mètres carrés que je ne peux financer, explique ce Parisien. C’est aujourd’hui compliqué à gérer. Je songe à vendre mon immeuble par appartement. Mais à cause du changement de taxation sur les plus-values, je dois patienter encore deux ans. A cette échéance, j’aurai passé le cap des trente ans de détention et serai exonéré de plus-values immobilières.»
Installé à Méry-sur-Oise, Michel C., 60 ans, a choisi de déléguer la recherche, le choix de ses locataires et la gestion du bail de ses cinquante biens immobiliers (appartements, immeubles et garages) à un professionnel. «C’est mieux de passer par un intermédiaire, car les relations entre propriétaires et locataires sont antinomiques», assure-t-il. Son parc, il se l’est constitué depuis vingt-cinq ans entre Dijon, Gisors et L’Isle-Adam. Pour ce chef d’entreprise, «ce patrimoine constitue une sécurité pour sa famille et s’avère un bon outil de transmission». Grâce à la loi Tepa et à un démembrement de propriété, «j’ai déjà tout donné à mes filles», se réjouit-il.

Publié dans Actualité Capcime, Investissement immobilier | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Immobilier locatif « Scellier » : la réduction d’impôt passe à 14 %

Le taux de la réduction d’impôt passerait à 14 % en 2012, contre 22 % cette année. Seuls les logements « verts » profiteraient désormais de l’avantage fiscal. Le plafond sera fixé par zone géographique.
Le dispositif Scellier est largement remanié. Tout change  : les logements éligibles, le taux de la réduction d’impôt et le plafond. C’est en tout cas ce que prévoit le projet de loi de finances pour 2012, qui va faire l’objet du vote des parlementaires _ tout peut donc encore changer. Revue de détails.
Une réduction d’impôt pour les seuls logements « verts »
Première nouveauté d’importance, l’avantage fiscal sera réservé « exclusivement aux logements neufs bénéficiant du label bâtiment basse consommation 2005 (BBC 2005) et aux logements rénovés , assortis d’un label attestant d’un niveau de performance énergétique exigeant », explique Bercy. En clair, les logements neufs non BBC, ne bénéficieront plus d’aucune réduction d’impôt. Pour les logements de ce type achetés cette année, rappelons que l’avantage est de 13 %. Autre nouveauté : les logements anciens pourront en profiter s’ils font l’objet d’une rénovation « verte », à définir.

Publié dans Actualité Capcime, Loi Scellier | Laisser un commentaire

Prix de l’immobilier : + 1,9 % sur un trimestre pour les appartements anciens

En se fondant sur les actes de vente signés au cours du premier trimestre 2011, les notaires constatent que le marché national de l’immobilier résidentiel ancien devient de plus en plus hétérogène. Une tendance appelée à se poursuivre d’ici la fin de cette année.

Le contexte actuel troublé amplifie le principe de l’immobilier résidentiel « valeur refuge ». A la fin du premier trimestre 2011, l’indice notaires-Insee des prix des appartements anciens, pour la France entière s’établit à 231,1, en hausse annuelle de 10,5%. Sur un trimestre, cet indice gagne 1,9 % au niveau national. Toujours à la même date, cet indice enregistre une progression annuelle de 16,5% en Ile-de-France et de 4,9% en province, selon la dernière note de conjoncture des notaires de France. Sur un trimestre cet indice se valorise de 4,2 % en Ile-de-France, mais recule de 0,4 % en province.
Quant à l’indice notaires-Insee des prix des maisons anciennes, pour la France entière il s’établit à 195, en hausse annuelle de 7,8%. Sur un trimestre, il s’inscrit en recul de 0,8 % au niveau national. Toujours à la même date, cet indice enregistre une progression annuelle de 8,3% en Ile-de-France et de 7,6% en province. Sur un trimestre, il progresse de 1,5 % en région parisienne et se replie de 1,6 % en province. A Paris notamment, le marché de l’immobilier de luxedestiné à une clientèle internationale reste vigoureux.

Un marché de plus en plus disparate

Derrière des indices de prix en forte hausse, se cachent pourtant des disparités ayant tendance à s’intensifier. « En se basant sur les actes de vente signés au cours du premier trimestre 1er trimestre 2011 et par conséquent ayant fait l’objet d’un avant contrat à la fin 2010, 21 départements affichent des prix des appartements globalement en recul sur un an et 32 pour les maisons constate Me Pierre Bazaille, Président de l’Institut notarial immobilier. Seulement 12 départements, aussi bien en appartements qu’en maisons, enregistrent des hausses supérieures à 10%,notamment en Ile-de-France ». En fait, cette disparité entre appartements et maisons se vérifie aussi bien en Ile-de-France qu’en province. Au 31 mars 2011, les valeurs des maisons ont gagné 17,4% sur un an dans les Hauts-de-Seine contre seulement 3,7% en Seine-Saint-Denis.
En province , les prix des appartements anciens chutent de 6,5% à Limoges. Dans quatre autres villes, la glissade est plus contenue : 1,3% à Bourges et à Besançon. Et seulement 0,5% à Rouen et à Amiens. Dans cinq agglomérations, les prix des maisons reculent eux aussi. A Metz et à Saint-Etienne, le repli atteint respectivement 11,4% et 5,3%. Il se limite à 1,6% à Caen, 1,5% à, Montpellier et à 0,3% à Nancy.

Ile-de-France  : l’indice notaires-Insee labellisé au niveau européen
L’Autorité de la Statistique Publique (ASP) vient de labelliser les « indices notaires -Insee » trimestriels pour les prix des logements anciens de l’Ile-de-France. Cette labellisation garantit que le cadre méthodologique, la production et la diffusion des indices notaires -Insee est bel et bien conforme au code de bonnes pratiques de la statistique européenne. En outre, elle conforte la mission de service public notarial d’information sur les marchés immobiliers, mise en oeuvre depuis des années par le notariat et inscrite dans la loi de modernisation des professions juridiques et judiciaires du 28 mars 2011. Concernant l’Ile-de-France, cette labellisation devrait intervenir prochainement pour l’indice notaires-Insee établi au niveau national.
Les observateurs s’attendent à que cette évolution de prix contrastée entre les agglomérations s’intensifie pour les actes de vente signés au cours du second trimestre. Cette tendance devrait donc se vérifier dans la prochaine note de conjoncture notariale établie au niveau national. En attendant les notaires tablent sur un volume d’activité en 2011 en léger retrait par rapport aux 782.000 ventes notariées signées en 2010.  Lorsque l’activité immobilière ralentit, les vendeurs ont tendance à lâcher du lest sur leurs prétentions.

MARTINE DENOUNE

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Gilles Carrez souhaite une réforme du Scellier

La réduction d’impôts Scellier reste « un dispositif très efficace » aux yeux de Gilles Carrez, rapporteur général de la Commission des finances à l’Assemblée nationale. Dans un rapport sur la loi fiscale, il passe au crible cet avantage fiscal qu’il juge « coûteux », mais se montre plus favorable à une réforme qu’à la suppression de ce dispositif.
(LaVieImmo.com) – Passé les critiques, l’heure est au bilan du Scellier. Cette mesure instituée en 2009 permet de bénéficier, dans la limite d’un investissement immobilier de 300 000 euros, d’une réduction d’impôt ramenée cette année à 22 et 13 % selon la performance énergétique du logement. « Conçue dans une situation de crise immobilière exceptionnelle, la réduction d’impôt a eu des résultats à la mesure de ce qui était attendu », indique le rapport. Un avantage qui a fait ses preuves sur le terrain, car « alors que le nombre de logements acquis ou construits bénéficiant d’une réduction d’impôt avait réduit de moitié entre 2007 et 2008 (soit de 62 500 à 35 000 logements), il retrouve son niveau d’avant la crise dès 2009 avec 65 000 logements acquis », explique Gilles Carrez.
Et c’est sans compter ses effets par ricochet, qui ont contribué à la création d’une filière de logements locatifs intermédiaires, ainsi qu’à « la production en quasi-totalité de logements BBC [Bâtiment basse consommation, généralisée par la Règlementation thermique 2012, NDLR] après seulement un an d’application de la mesure de verdissement », estime l’élu.
Des « dérives », certes…
Ces points positifs ont pesé sur le budget de l’Etat, nécessitant d’être diminué fin 2010. L’avantage fiscal est alors passé de 25 % à 22 % pour le BBC et 13 % pour le non-BBC. Si le Scellier était maintenu au-delà de 2012, date à laquelle il est prévu d’y mettre fin, « le coût d’une génération de logements serait de 2,3 milliards d’euros », tempère le rapporteur général. Mais surtout, le Scellier a engendré certaines « dérives », issues notamment de « l’absence de révision régulière du zonage ». Enfin, son effet sur les prix s’est fait sentir, « dans un contexte de rareté et de cherté du foncier ».
… mais qui peuvent être corrigées
Loin de vouloir en découdre avec la réduction d’impôt, Gilles Carrez propose que le Scellier soit réformé afin de continuer à avoir une construction de logements soutenue. Mais à travers une dépense fiscale plus encadrée, qui ferait passer le coût du dispositif de 2,3 milliards d’euros pour 60 000 logements à 1,2 milliard pour 45 000 ou plus. Pour ce faire, il propose « une réduction d’impôt de 15 % répartie sur 9 ans (oit la période de location), majorée de 5 points si la location est maintenue pendant 5 années supplémentaires dans le secteur intermédiaire ».
Par ailleurs, quelques améliorations peuvent être apportées, comme une extension de l’agrément (pour les zones non-éligibles), ou encore un plafond de réduction par mètre carré « pour répondre à l’effet sur les prix ».

Publié dans Loi Scellier | Laisser un commentaire