Investissement Immobilier : pourquoi c’est le moment d’acheter

Prix plus accessibles, taux de crédit en baisse, fiscalité encore accueillante : le moment est intéressant pour acquérir un bien immobilier. Mais les pièges ne manquent pas. Nos explications.

Avec des prix et des taux de crédit en baisse, les acquéreurs ont en théorie toutes les cartes en main pour faire de belles affaires sur le marché immobilier. Revue de détail des bonnes raisons d’acheter.

Des prix plus accessibles

Depuis la fin 2011, les prix ont bel et bien commencé à baisser dans de nombreuses régions : en avril, par exemple a enregistré une baisse globale de 2,1 % au premier trimestre (comparé au deuxième semestre 2011), plus  marquée sur les appartements (-7 %).

Cette baisse des prix, qui pourrait encore se prolonger, place les acquéreurs en situation de force. « Actuellement, il y a 30 % d’acheteurs en moins, et environ 20 % de vendeurs en moins. Cela veut dire qu’il y a moins de concurrence entre acquéreurs : ils ont plus de temps pour mûrir leur décision. Ils peuvent se permettre de revenir visiter deux ou trois fois le bien, et négocier le prix ».

Mais la discussion doit rester raisonnable. «Il ne faut pas forcément attaquer directement 10 % ou 15 % en dessous du prix initial . A Paris, Lyon ou Nice, le pouvoir de négociation reste limité. Mais si on s’éloigne dans des zones rurales, certains marchés de résidence secondaire sont parfaitement bloqués et l’acquéreur a de grandes marges de manoeuvre », explique Sébastien de Lafond. Attention toutefois, même dans ce cas, à privilégier les biens de qualité, dans l’optique d’une revente future.

Des taux de crédit en baisse

Mois après mois, les baromètres des courtiers en crédit immobilier enregistrent une baisse des taux d’emprunt. Mais à les croire, sans faire de pronostic officiel, cette baisse pourrait ne pas durer. Il y aurait donc actuellement une fenêtre de tir rare pour les acquéreur : ralentissement des prix d’une part (voir ci-dessus), et taux bons marché, d’autre part.

Une hausse des taux viendrait annuler -ou du moins sérieusement entamer -l’effet de la baisse des prix sur le pouvoir d’achat immobilier. Cela est surtout vrai dans les zones géographiques les plus tendues (Paris, zones littorales demandées, grandes villes dynamiques) dont la baisse pourrait rester limitée autour de 5 %. Sur ces zones, une hausse du taux de crédit se fera plus durement ressentir (voir tableaux ci-dessous).

Prenons l’exemple d’un logement valant 500.000 euros aujourd’hui, acquis grâce à un prêt sur 20 ans (au taux actuel de 4,05 %, source : Empruntis) et 30 % d’apport. Selon nos calculs, si les prix reculent de 5 % et que les taux restent stables, le coût de l’opération diminue de 25.000 euros. Avec un crédit en hausse de 0,3 point (donc 4,35 % hors assurance), le gain n’est déjà plus que de 20.324 euros. Enfin, dans l’hypothèse beaucoup plus brutale -et moins probable -d’une hausse de 1 point (donc taux sur 20 ans de 5,05 %), la baisse de 5 % est totalement annulée : le coût global de l’opération augmente alors de 10.112 euros.

A l’inverse, certaines zones beaucoup moins tendues pourraient connaître une baisse de prix plus significative (de l’ordre de 15 %) cette année. L’effet d’une hausse des taux est alors beaucoup moins important sur le coût de l’opération.

(1) Prêt sur 20 ans, avec un apport de 30 %

(2) Pour un logement d’une valeur de 500.000 euros, et un taux moyen de 4,05 % en avril 2012

Pour adoucir votre ISF

L’alourdissement prévisible de l’ISF suite à l’élection de François Hollande peut vous conduire à acheter votre résidence principale. En effet, les assujettis à l’ISF peuvent appliquer un abattement de 30% sur la valeur de leur résidence principale lorsqu’ils calculent la valeur de leur patrimoine, et cela sans limite de valeur. En clair, plus votre logement est cher, plus la déduction d’impôt est importante. Vous avez donc intérêt -avant l’adoption et l’entrée en vigueur d’une telle réforme -à vous agrandir, ou à acquérir votre logement si vous en êtes locataire.

« La question peut se poser, mais il ne faut pas oublier qu’en cas d’acquisition d’un nouveau logement, il y aura aussi des droits de mutation -environ 7 % et, le plus souvent, des frais d’agence immobilière. Chaque contribuable doit donc calculer au cas par cas s’il ne perd pas en droits de mutation et autres frais d’acquisition ce qu’il aura économisé en ISF », prévient Sandrine Quilici, directrice de l’ingénierie patrimoniale chez Pictet & Cie. Autre nuance à apporter, rien ne dit qu’en cas de réforme de l’ISF, l’abattement de 30 % ne se retrouverait pas plafonné. « Rien n’a été annoncé sur ce point. Si une hausse des taux de l’ISF est annoncé en juillet, la marge de manoeuvre du contribuable ne pourra concerner que son ISF 2013.. Il sera alors temps d’ajuster les stratégies, s’il y a lieu », ajoute Sandrine Quilici.

Si vous achetez cette année, « il peut être opportun d’acquérir le logement au travers d’une société civile, dont les parts ont une valeur moindre que le bien qui y est logé. Egalement, le recours à l’emprunt s’impose dans la mesure où celui-ci constitue un passif déductible de l’actif taxable. Ces stratégies déjà pertinentes aujourd’hui, le seront encore plus demain si l’ISF devait s’alourdir »

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Investissement locatif : la FNAIM propose un nouveau dispositif

Avec la formule du «bail puissance 3 », les agents immobiliers réunis au sein de la FNAIM proposent au futur Président de la République, de mettre en place un régime gagnant-gagnant pour les locataires et les propriétaires bailleurs. Explications.
Quel que soit le candidat à la présidence qui remportera l’élection du 6 mai, les professionnels de l’immobilier s’interrogent sur « l’après Scellier ». Pour succéder à ce régime d’investissement locatif dans le secteur libre, les agents immobiliers réunis au sein de la FNAIM ont présenté aux partis politiques en lice, un projet de dispositif dédié à l’investissement locatif dans le secteur social : le « bail puissance 3 ».
« Il s’agit d’un engagement économique, social et citoyen pour développer une offre locative solidaire » explique-t-on à la FNAIM. Afin d’assurer une offre pérenne, le bailleur doit prendre un engagement de louer le logement, à titre de résidence principale de son locataire, pour une durée au moins égale à neuf ans reconductible, sous conditions de plafonds de loyers et de ressources des locataires.
Les conditions pour les locataires
Concrètement, les loyers correspondraient à ceux pratiqués dans le parc HLM, soit quasiment la moitié des loyers pratiqués sur le marché libre. Exemple, un loyer de l’ordre de 12 euros le mètre carré par mois serait demandé dans les zones tendues comme par l’Ile-de-France, contre 24 euros sur le marché libre.
Quant aux ressources des locataires, elles seraient également équivalentes à celles exigées pour louer dans le parc HLM. Toujours en région parisienne, le salaire net d’une personne seule ne devrait pas excéder 2.068 euros par mois. Et celui d’un foyer de trois personnes, un montant de 3.091 euros par mois. Compte tenu de ce niveau de ressources non négligeable, 60% de la population serait éligible au dispositif.
Coup de pouce aux bailleurs
Coté bailleurs, la contrepartie d’une baisse de 50% du loyer pratiqué dans le bail puissance 3 par rapport à un bail conclu sur le marché libre prendrait la forme de quelques dispositions fiscales. A savoir une déduction de 100% de ses revenus fonciers pendant 9 ans. Et l’application d’un régime dérogatoire permettant aux bailleurs solidaires de bénéficier de l’exonération de l’impôt sur les plus-values au bout de quinze ans de détention. Et non pas au bout de trente ans, comme le prévoit le nouveau régime mis en place depuis le 1er février dernier.
« S’appliquant aux logements locatifs neufs ou anciens, ce nouveau dispositif ne constituerait pas un régime de défiscalisation » poursuit-on à la FNAIM . Pour l’heure, les partis politiques en lice ont jugé cette proposition « séduisante ». Rendez-vous après le 6 mai.

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Immobilier : le scénario d’une baisse des prix se renforce

Un retour au rapport de long terme entre le prix de l’immobilier et le revenu des ménages implique une chute des prix de 40 %, soit 7 % par an pendant sept ans.
Les prévisions d’une baisse durable des prix du marché immobilier français se multiplient. Pour l’heure, si la baisse des prix dans l’ancien a commencé en province, elle reste modeste en Ile-de-France. Sur la base des promesses de vente, les notaires prévoient ainsi pour Paris -le marché le plus tendu -un prix du mètre carré ramené à 8.100 euros en juin contre 8.300 euros à fin février. Autant dire un prix qui reste stratosphérique : il représente plus de 12 fois le revenu annuel disponible moyen d’un ménage. Dans la France entière, le prix actuel de l’immobilier est en moyenne de 4,8 fois le revenu des ménages contre un ratio de long terme (depuis 1984) de 3,2, rappelle l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF). Qui plus est, les prix sont aujourd’hui inférieurs à leur pic d’avant 2008 partout en Europe sauf en France.
Cette situation dure depuis des années, mais les annonces préélectorales de suppression d’aides fiscales comme le Scellier et le tour de vis sur le crédit immobilier changent la donne. Fin mars, le magazine « The Economist » a ouvert le bal en calculant que le marché français était surévalué de 47 % (comparé à 22 % pour le Royaume-Uni) vu les revenus des ménages et le niveau des loyers. « Les prix de l’immobilier résidentiel français pourraient chuter de 15 % d’ici à la fin 2013 et revenir à leur niveau de début 2009 », a renchéri, mi-avril, l’agence de notation Standard & Poor’s. «  Un simple retour à la moyenne de long terme du ratio prix sur revenu signifierait une chute des prix d’environ 40 %, soit 7 % par an pendant sept ans », a embrayé le cabinet de recherche PrimeView dans une étude publiée vendredi.
Les professionnels de l’immobilier arguent qu’il ne peut pas exister de bulle spéculative puisque l’offre est inférieure aux besoins en logements. Mais le Royaume-Uni est dans le même cas, pourtant les prix y ont baissé, rétorque Standard & Poor’s. Par ailleurs, nombre d’économistes rappellent que la faible hausse des loyers français depuis le milieu des années 1980 prouve que la flambée des prix à l’achat ne résulte pas d’une pénurie d’offre.
Bulle liée au crédit. Enfin, calcule PrimeView, depuis 1998, les prix de l’immobilier ancien se sont envolés de 161 % (+ 110 % retraités de l’inflation), se déconnectant des revenus et du coût de la construction… mais restant parfaitement corrélés à la capacité d’emprunt bancaire, ce qui accrédite la thèse d’une bulle liée au crédit. La baisse des taux d’intérêt et l’augmentation de la durée des prêts (passés de 14 à plus de 20 ans) ont permis une hausse de 92 % de la capacité d’emprunt, tandis que les aides fiscales expliquent le solde de la flambée, selon le cabinet d’études.
La dégradation de la solvabilité de l’Etat, une fiscalité moins favorable et les futures réglementations bancaires de Bâle III durcissant les conditions de crédit vont dégonfler la bulle. La légère baisse actuelle ne devrait être que le début d’un mouvement de fonds. Qui plus est, il sera alimenté dans la durée par la démographie. Les ménages devenant vendeurs nets d’immobilier à partir de 58 ans, le vieillissement de la population ces vingt-cinq prochaines années « devrait avoir un impact fortement déflationniste sur les prix de la pierre à moyen et long terme », souligne PrimeView pour qui, toutefois, « la baisse des prix devrait être progressive, car il n’y a pas de crise de solvabilité, contrairement aux Etats-Unis ».

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Scellier ancien : les plafonds de loyer pour 2012

Tous les contrats de location signés dans le cadre du dispositif défiscalisant Scellier, doivent être conclus à des montants de loyer inférieurs à des plafonds, réactualisés chaque année. Focus exclusif sur les maxima 2012

Pour la première fois cette année, les plafonds de loyerdu dispositif défiscalisant Scellier n’ont pas été publiés par décret. Une instruction fiscale, à paraître dans les prochains mois, devrait les fixer.

Pour combler cette lacune, nous vous livrons, en avant première, le prix maximum auquel peut être loué, en 2012, un logement acquis dans le cadre de ce dispositif de défiscalisation.

Ce prix varie selon la situation géographique du bien immobilier. La France ayant été «découpée» en cinq zones, c’est la zone A bis qui inclut Paris et ses communes voisines, qui connaît le montant de loyer maximal le plus élevé à 22,08 euros, par mètre carré, hors charges. La zone A, regroupant les couronnes plus éloignées, la Côte d’Azur et le genevois français se place derrière avec 16,38 euros. Dans la zone B1 qui comprend les agglomérations de plus de 250.000 habitants et la zone B2, celles de plus de 50 000 habitants les prix des plafonds se situent respectivement à 13,23 euros et 10,78 euros. La zone C qui liste les communes de moins de 50.000 habitants – à l’origine exclues du dispositif – mais qui en raison du dynamisme du marché locatif local ont reçu un agrément, voit le loyer maximum applicable s’établir à 7,50 euros /m2.

Le zonage ayant été remanié à plusieurs reprises par les pouvoirs publics, il faut se référer à la date d’achat du bien pour déterminer le plafond de loyer applicable.

Les nouveaux contrats de locations des biens immobiliers Scellier, signés en 2012, ne doivent pas dépasser ces montants, par mètre carré, hors charges :

Scellier 2012 (métropole)
Investissement réalisé entre
le 01/01/2009 et le 31/12/2010
Investissement réalisé depuis
le 01/01/2011
Zone A bis - 22,08 €
Zone A 22,22 € 16,38 €
Zone B1 15,45 € 13,22 €
Zone B2 12,63 € 10,78 €
Zone C - 7,50 €

Pour le Scellier intermédiaire, voici les plafonds de loyer pour 2012 :

Scellier intermédiaire (métropole)
Investissement réalisé entre
le 01/01/2009 et le 31/12/2010
Investissement réalisé depuis
le 01/01/2011
Zone A bis - 17,66 €
Zone A 17,78 € 13,10 €
Zone B1 12,36 € 10,58 €
Zone B2 10,10 € 8,62 €
Zone C - 6 €
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Investir dans l’immobilier locatif ancien en province, une bonne idée ?

De plus en plus d’actifs de 30-40 ans ne sont plus en mesure d’acquérir leur résidence principale du fait de la hausse des prix de l’immobilier, en province et encore plus à Paris. Ils achètent donc un bien plus petit pour le louer et restent locataires.
Récemment, une étude a montré qu’à Paris, du studio aux 5 pièces, il est plus intéressant financièrement d’être locataire que propriétaire sur une durée inférieure à 10 ans. Il est aussi de plus en plus difficile d’emprunter sans un capital de départ conséquent, ou des revenus de plus en plus importants.
À cela s’ajoutent des changements de plus en plus fréquents de résidence principale pour cause de mutation (passer de la banlieue ouest à la banlieue sud de Paris oblige souvent à déménager) ou de changement d’ordre personnel, qui sont synonymes de pertes financières lors d’une revente hâtive.
De l’avis de nombreux conseillers en gestion de patrimoine, investir dans l’immobilier locatif tout en restant locataire est une bonne stratégie patrimoniale sur le long terme. Cela permet entre autres :
- D’éviter de s’acquitter de la taxe sur les plus values,
- De posséder un actif doté d’une bonne rentabilité locative qui résiste correctement aux crises et qui protège de l’inflation,
- De profiter de l’effet de levier du crédit,
- De se constituer un complément de revenus pour la retraite.
Il faut également noter que les banques sont depuis la crise de 2008 de plus en plus favorables à ce type de financement.
Dans quelle ville investir ?
Selon le dossier immobilier du Monde du 14 septembre 2011, « la région parisienne étant hors de prix, mieux vaut s’intéresser aux grandes villes de province pour réaliser un placement locatif ».
Bien qu’il soit tentant d’acheter un logement pour le louer dans de petites villes qui affichent des taux de rentabilité de 7% à 9%, « rien n’assure que la population locale, et donc la demande locative se maintiendra. Le risque est moindre lorsqu’on investit dans une métropole avec une forte activité économique et des universités ».
Le dossier cite des villes comme Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse et Nantes. À Lille, les prix ont connu une augmentation trop importante pour que la rentabilité y soit intéressante.
L’observatoire de l’immobilier du Revenu d’octobre 2011 indique pour ces villes des rentabilités locatives brutes attractives, à savoir :
- Lyon : 4,15%
- Marseille : 5,2%
- Montpellier : 5,3%
- Toulouse : 4,4%
- Nantes : 4,9%
L’article du Monde précise enfin que « si les tarifs de location sont généralement assez proches au sein d’une même ville, il peut y avoir des écarts de 20% à 40% d’un quartier à l’autre sur les prix de vente. Il faut donc centrer ses recherches sur les secteurs les moins chers, mais où la demande locative est forte ».
De quelle façon investir ?
Le principal frein à l’acquisition que rencontrent les investisseurs réside dans le manque de temps et de disponibilité pour rechercher un investissement immobilier de qualité dans une ville qu’ils ne connaissent pas.
Afin de les aider dans leurs projets, deux options s’offrent à eux :
- L’investissement immobilier locatif dans le neuf sur plan, acquis auprès d’un promoteur immobilier : cette solution a l’avantage d’être facilement accessible tant les offres sont abondantes. Mais la rentabilité locative dans le neuf est faible et les biens sont rarement bien situés.
- L’investissement immobilier locatif dans l’ancien, acquis auprès d’un professionnel de l’immobilier dans la ville ciblée : cette solution permet d’accéder à des biens idéalement placés en centre-ville, à rénover ou non, avec une rentabilité locative supérieure à celles mentionnées ci-dessus. La difficulté réside dans la sélection d’un professionnel spécialisé dans l’immobilier locatif ancien, qui plus est ayant une compétence dans le suivi de travaux.
En conclusion
Pourquoi investir ?
Pour se constituer un complément de revenus pour préparer sa retraite et se construire un capital.
Pourquoi investir dans l’immobilier locatif ancien ?
Pour réaliser un investissement de valeur sûre lorsqu’on ne peut pas acquérir sa résidence principale.
Pourquoi investir dans l’immobilier locatif ancien en province ?
Pour profiter du dynamisme locatif et de la rentabilité importante de grandes métropoles lorsque Paris n’est plus accessible

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investissement immobilier de logements classiques anciens : le retour en grâce

Longtemps snobés par les investisseurs immobiliers qui préféraient le neuf pour ses vertus défiscalisantes, les biens anciens retrouvent de l’intérêt. Un attrait nouveau dû aux coups de canifs successifs de l’Etat dans les niches fiscales immobilières réservées à la promotion.

Ticket d’entrée ? L’investissement immobilier ancien est souvent plus accessible. L’écart de prix avec le neuf avoisine en moyenne 15 à 20 %. Le ticket d’entrée peut même être minimisé grâce à l’achat en ville d’une surface « mouchoir de poche » (studette, chambre de bonne, studio) qui ne se construit plus aujourd’hui. Rien n’empêche bien sûr de choisir une grande surface.
Fiscalité ? « Il n’existe aucun avantage fiscal particulier à devenir propriétaire d’un bien ancien destiné à être loué nu, sauf à déduire les intérêts d’emprunt du crédit et à imputer de son revenu global les éventuels déficits fonciers créés par des travaux de rénovation». Pour mémoire, ce déficit est imputable du revenu global dans la limite de 10.700 euros par an, le surplus étant reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Durée de placement ? Le bailleur gère son bien à sa convenance. Il fixe librement le niveau de loyer et peut même jouir du bien s’il le souhaite. Des souplesses inenvisageables avec le dispositif Scellier.

Risque? Laisser cette investissement immobilier ancien se dégrader avec le temps et négliger de le remettre en état entre deux locations. Dans un marché détendu, une habitation mal entretenue ou avec des prestations médiocres ne se louera pas ou pas cher.

Comment choisir ? «Les meilleurs adresses se trouvent en centre-ville ou dans ces zones protégées et urbanisées». Les opportunités sont parfois nombreuses à l’occasion de la vente d’un immeuble à la découpe. En achetant un bien occupé, la rentabilité est réelle et immédiate. Cet argument séduit des banquiers de plus en plus réticents à prêter. Dans grandes villes, la rentabilité de l’ancien est un peu plus faible oscillant entre à 3% et 4%. «C’est davantage un placement patrimonial».

Pour qui ? Pour les investisseurs immobiliers séduits par le charme de l’ancien et qui envisagent un jour profiter un jour profiter des lieux.

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Faut-il investir dans la pierre en 2012 ?

En 2011, les investisseurs ont nettement contribué au dynamisme du marché. Selon Century 21, ils représentaient au second semestre plus de 20 % des transactions. Mais l’euphorie a commencé à se tarir en fin d’année, et en 2012, la pierre pourrait bien être victime d’une inertie provoquée par la conjugaison de forces contraires.
Les professionnels affichent leur pessimisme sur l’évolution du nombre des transactions. Les primo-accédants sont littéralement pris en tenaille entre la hausse des taux d’intérêt, le durcissement des conditions d’octroi des crédits, le resserrement des attributions de prêts à taux zéro et le manque de confiance en l’avenir. A inscrire aussi dans la colonne des moins : la très forte valorisation de ces dernières années. Certains prétendent même que la bulle immobilière risque de se dégonfler brusquement.


Quant aux investisseurs, ils commencent à se demander s’il est avisé d’acheter aujourd’hui, dans une phase qui ressemble de plus en plus à un haut de cycle. Le retournement de marché nous guette (lire page 26). Dans la colonne des plus figurent notre dynamisme démographique et le besoin de logements, le fait que la capitale française est encore beaucoup moins chère que d’autres métropoles mondiales, l’engouement incontestable des riches étrangers pour notre territoire (pour les biens entre 5 et 10 millions d’euros, les Français ne représentent que 20 % des acheteurs). Enfin et surtout figure en bonne place le sentiment que la pierre est et restera une valeur refuge. En tout cas, l’ère de la hausse forte et régulière est révolue. Alors, que nous réserve 2012 ? La pierre pourrait être soumise à une volatilité inhabituelle, au gré des nouvelles fiscales, de la hausse des taux d’intérêt, de l’attractivité d’un marché local ou de la concurrence d’autres classes d’actifs, notamment les actions, qui ne sont pas encore sorties du purgatoire.

La probable baisse des prix de l’immobilier créera des opportunités d’achat ; mais dans les prochains mois, voire les prochaines années, il faudra investir dans la pierre comme on sélectionne les titres d’une société cotée. Autrement dit, analyser non seulement les fondamentaux d’un marché mais aussi le potentiel de rentabilité de chaque bien, l’historique de sa valorisation et la pérennité du rendement affiché.

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Bâtiment : La TVA réduite sera relevée, mais des délais seront accordés

Le relèvement du taux réduit de TVA dans le bâtiment, qui avait été supprimé par le Sénat, a été rétabli par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, dans le cadre du vote du projet de loi de finances rectificative pour 2011. Le texte sera visé en dernière lecture mercredi, 21 décembre. En l’état, il prévoit que le taux réduit de TVA sera porté de 5,5 à 7 % à compter du 1er janvier. Selon un amendement adopté par la Commission, un délai serait néanmoins accordé dans le cas de devis datés et acceptés par les deux parties avant le 20 décembre 2011, et dès lors qu’un acompte aura été encaissé par l’entreprise avant cette date.
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Investissement immobilier ancien

Interview Bertrand de Raymond de la société Capcime. Extrait de l’émission France 5 « C’est notre affaire ».

Loi Scellier investissement immobilier

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Scellier : la fin du dispositif en 2012 adoptée par nos parlementaires

Le dispositif d’investissement locatif défiscalisant Scellier se terminera en 2012 en France et dans les DOM-TOM.

L’assemblée Nationale a adopté hier la suppression du dispositif d’investissement locatif Scellier à fin 2012. La suppression de cette niche fiscale avait été annoncée par François Fillon la semaine dernière, dans le cadre du plan d’austérité II. Initialement, la défiscalisation Scellier devait perdurer jusqu’au 31 décembre 2015 en métropole et jusqu’au 31 décembre 2017 dans les départements d’Outre-mer. La mesure est redoutée par les professionnels de l’immobilier neuf, la FPI (Fédérations des promoteurs immobiliers) faisant état d’un secteur en recul, avec des ventes et des prix en baisse. L’an dernier, les investisseurs s’étaient arrogés environ les deux tiers des ventes de logements neufs. Le rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP), a prévenu que « ce saut dans l’inconnu va nous réserver des lendemains très difficiles » et a pris «le pari qu’en 2013 devant l’effondrement massif de la construction, on sera obligé de remettre en place dans la précipitation des dispositifs » de soutien, ce qu’anticipent déjà certains professionnels. La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a répondu que c’était l’«occasion de repenser une politique du logement sur des fondements un peu différents » et qu’« il faudra le faire d’urgence ».
Ceux qui envisageaient d’investir cette année, pour profiter de l’avantage fiscal avant sa réduction annoncée de 22 % à 13 % l’an prochain, pourraient cependant bénéficier d’un délai supplémentaire : un amendement déposé par Gilles Carrez a lui aussi été adopté hier. Celui-ci prévoit d’étendre le bénéfice du taux de 22 % au-delà du 31 décembre 2011, à tous les contribuables qui ont pris avant cette date l’engagement de réaliser un investissement immobilier. Ce qui « peut prendre la forme d’une réservation, à condition qu’elle soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2011 et que l’acte authentique soit passé au plus tard le 31 mars 2012 », précise l’amendement. Par ailleurs, le délai d’achèvement des logements bénéficiant de l’avantage fiscal sera porté de 24 à 30 mois pour des logements acquis en l’état futur d’achèvement, souvent des logements collectifs.

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