Immobilier : le Scellier joue les prolongations

Sous certaines conditions, la réduction d’impôt de 22 % pour le dispositif Scellier devrait être prolongée jusqu’au 31 mars 2012. Idem avec la réduction de 18 % pour l’investissement dans les résidences de tourisme ou de services.
Ordre, contre ordre, les particuliers ont dû mal à s’y retrouver dans la fiscalité fluctuante de l’investissement locatif dans le neuf (Scellier) ou dans une résidence de tourisme (Bouvard-Censi). Comme annoncé et précisé dans le projet de loi de finances pour 2012, adopté par les députés le 16 novembre, 2012 serait la dernière application des dispositifs Scellier et Bouvard-Censi. Par conséquent, ces régimes sont appelés à disparaître à compter du 1er janvier 2013. Lors des débats parlementaires, Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du Budget a pris « le pari qu’en 2013 devant l’effondrement massif de la construction, on sera obligé de remettre en place dans la précipitation des dispositifs de soutien » à l’investissement locatif.
En outre, compte tenu de ce coup de rabot supplémentaire, qui passe de 10 % à 15 %, l’investissement dans les logements BBC neufs ou rénovés avec un certain niveau de performance énergétique devraient donner droit à une réduction d’impôt de 13% étalée sur neuf ans, dans la limite de 300.000 euros, l’an prochain.
Un régime transitoire pour le Scellier et le Bouvard-Censi
« Afin de permettre la poursuite des programmes immobiliers en cours dans des conditions acceptables, les députés sous l’impulsion de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, ont mis en place des dispositifs transitoires aussi bien pour le régime Scellier que celui Bouvard-Censi » poursuit Me Thibault Bravard. L’initiative n’est pas nouvelle. Déjà la loi de finances pour 2011 avait prévu des mesures transitoires tant pour l’investissement locatif dans un logement non géré (Scellier) que pour celui dans une résidence de tourisme. Dans la pratique, les députés ont joué sur trois variables de l’achat en l’état futur d’achèvement : la date de signature du contrat de réservation du logement, la date de signature de l’acte authentique (chez le notaire) et la date du dépôt du permis de construire du programme immobilier. Trois grands cas de figure se présentent.
Encore 22 % de réduction d’impôt en Scellier
Si l’investisseur signe un contrat de réservation, qui sera déposé au rang des minutes du notaire ou enregistré au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2011, et qu’il signe son acte d’achat chez le notaire au plus tard le 31 mars 2012, la réduction d’impôt liée à son placement est inchangée. Soit, une réduction d’impôt sur le revenu de 22% pour un logement Scellier BBC, 13% pour un logement Scellier non BBC et 18 % pour un logement Bouvard-Censi (achat dans des résidences services, pour étidiants, personnes âgées, etc.)

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Investir dans la pierre pour préparer sa retraite

Ils ont emprunté, acheté, loué. Aujourd’hui à la tête d’un patrimoine immobilier qui leur permettra de compléter leur retraite, des bailleurs témoignent.

Les vertus de l’immobilier locatif sont bien connues. C’est l’un des seuls placements que l’on peut effectuer à crédit pour se bâtir un patrimoine. C’est aussi un bon moyen de se préparer des revenus complémentaires pour la retraite. Enfin, c’est un moyen de loger ses enfants, ou de leur transmettre un actif de valeur pour démarrer dans la vie. Néanmoins, la vie de propriétaires bailleurs n’est pas un long fleuve tranquille ! Certains tracent leur route dans ce chemin sinueux et parfois semé d’embûches.
C’est le cas de Viviane B., 57 ans, professeur. Cette Lyonnaise a réalisé, entre 1991 et 2010, trois investissements locatifs dans sa ville. «J’ai espacé chaque acquisition de dix ans, le temps à chaque fois de rembourser mon crédit. J’ai toujours choisi des studios dans le IVeme arrondissement de Lyon, un secteur prisé. Les loyers perçus m’ont servi à payer une partie des prêts, mais je devais chaque fois ajouter 100 à 150 euros par mois», explique-t-elle. Bricoleuse, Viviane n’hésite jamais à remettre en état ses appartements, qu’elle gère en solo. Autre « truc » de Viviane : le choix de la location en meublé. «Cette formule propose des baux courts, soit de un an. Ainsi, il est plus simple de se séparer d’un locataire mauvais payeur.»
1 500 euros de revenus complémentaires par mois
Pour elle, les acquisitions vont s’arrêter, «car ce placement ne vaut plus le coup», compte tenu de la hausse des prix immobiliers notamment. «Chaque studio me rapporte 6%. Or, si j’achetais les mêmes aujourd’hui, ce rendement tomberait à 2,5, voire 3%.» Bientôt à la retraite, Viviane est satisfaite du patrimoine qu’elle a constitué. «Ma pension devrait avoisiner 1.300euros par mois. Grâce aux studios, j’aurai 1.500euros de plus», prévoit-elle.
Pour Michelle Z., 47 ans, vivant à Salon-de-Provence, les débuts ont été catastrophiques. Pendant un an, son locataire n’a pas payé et, quand elle a enfin récupéré son deux-pièces, «c’était devenu un squat avec des murs tagués et abîmés au burin, des robinets sciés, et des encadrements de portes enlevés. L’horreur! J’ai tout remis en état et revendu.» Quelques années plus tard, sur les conseils de son gestionnaire en patrimoine, cette orthophoniste tente une nouvelle opération «pour payer moins d’impôts et préparer des revenus d’appoint pour ma retraite». Dix ans plus tard, Michelle Z. s’apprête à acheter un troisième bien : un studio dans une résidence étudiante de Lyon. «Je vais devoir réaliser un effort d’épargne supplémentaire et m’endetter, mais c’est encore possible tant que je travaille.» Avec le recul, elle ne regrette pas de s’être à nouveau lancée. «Je paie deux fois moins d’impôts qu’avant», avoue-t-elle.
Pour Gérard D., la situation est en revanche plus délicate. «Je suis financièrement asphyxié», se désespère ce retraité de 80 ans, propriétaire par héritage d’un immeuble parisien (dix lots) depuis vingt-neuf ans. Ces dernières années, le défilé des locataires s’est accéléré et a provoqué une augmentation trop importante des dépenses de travaux avant chaque relocation. «Les locataires tournent plus vite, en moyenne tous les quatre ans, contre dix à quinze ans il y a quelques années. Cette majoration des frais de remise en état m’a mis à sec. Je me suis déjà endetté pour une somme équivalente à deux ans de loyers. Mais aujourd’hui, impossible d’emprunter davantage en raison de mon âge. Du coup, je vais laisser vacant un appartement de 150mètres carrés que je ne peux financer, explique ce Parisien. C’est aujourd’hui compliqué à gérer. Je songe à vendre mon immeuble par appartement. Mais à cause du changement de taxation sur les plus-values, je dois patienter encore deux ans. A cette échéance, j’aurai passé le cap des trente ans de détention et serai exonéré de plus-values immobilières.»
Installé à Méry-sur-Oise, Michel C., 60 ans, a choisi de déléguer la recherche, le choix de ses locataires et la gestion du bail de ses cinquante biens immobiliers (appartements, immeubles et garages) à un professionnel. «C’est mieux de passer par un intermédiaire, car les relations entre propriétaires et locataires sont antinomiques», assure-t-il. Son parc, il se l’est constitué depuis vingt-cinq ans entre Dijon, Gisors et L’Isle-Adam. Pour ce chef d’entreprise, «ce patrimoine constitue une sécurité pour sa famille et s’avère un bon outil de transmission». Grâce à la loi Tepa et à un démembrement de propriété, «j’ai déjà tout donné à mes filles», se réjouit-il.

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Immobilier locatif « Scellier » : la réduction d’impôt passe à 14 %

Le taux de la réduction d’impôt passerait à 14 % en 2012, contre 22 % cette année. Seuls les logements « verts » profiteraient désormais de l’avantage fiscal. Le plafond sera fixé par zone géographique.
Le dispositif Scellier est largement remanié. Tout change  : les logements éligibles, le taux de la réduction d’impôt et le plafond. C’est en tout cas ce que prévoit le projet de loi de finances pour 2012, qui va faire l’objet du vote des parlementaires _ tout peut donc encore changer. Revue de détails.
Une réduction d’impôt pour les seuls logements « verts »
Première nouveauté d’importance, l’avantage fiscal sera réservé « exclusivement aux logements neufs bénéficiant du label bâtiment basse consommation 2005 (BBC 2005) et aux logements rénovés , assortis d’un label attestant d’un niveau de performance énergétique exigeant », explique Bercy. En clair, les logements neufs non BBC, ne bénéficieront plus d’aucune réduction d’impôt. Pour les logements de ce type achetés cette année, rappelons que l’avantage est de 13 %. Autre nouveauté : les logements anciens pourront en profiter s’ils font l’objet d’une rénovation « verte », à définir.

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Prix de l’immobilier : + 1,9 % sur un trimestre pour les appartements anciens

En se fondant sur les actes de vente signés au cours du premier trimestre 2011, les notaires constatent que le marché national de l’immobilier résidentiel ancien devient de plus en plus hétérogène. Une tendance appelée à se poursuivre d’ici la fin de cette année.

Le contexte actuel troublé amplifie le principe de l’immobilier résidentiel « valeur refuge ». A la fin du premier trimestre 2011, l’indice notaires-Insee des prix des appartements anciens, pour la France entière s’établit à 231,1, en hausse annuelle de 10,5%. Sur un trimestre, cet indice gagne 1,9 % au niveau national. Toujours à la même date, cet indice enregistre une progression annuelle de 16,5% en Ile-de-France et de 4,9% en province, selon la dernière note de conjoncture des notaires de France. Sur un trimestre cet indice se valorise de 4,2 % en Ile-de-France, mais recule de 0,4 % en province.
Quant à l’indice notaires-Insee des prix des maisons anciennes, pour la France entière il s’établit à 195, en hausse annuelle de 7,8%. Sur un trimestre, il s’inscrit en recul de 0,8 % au niveau national. Toujours à la même date, cet indice enregistre une progression annuelle de 8,3% en Ile-de-France et de 7,6% en province. Sur un trimestre, il progresse de 1,5 % en région parisienne et se replie de 1,6 % en province. A Paris notamment, le marché de l’immobilier de luxedestiné à une clientèle internationale reste vigoureux.

Un marché de plus en plus disparate

Derrière des indices de prix en forte hausse, se cachent pourtant des disparités ayant tendance à s’intensifier. « En se basant sur les actes de vente signés au cours du premier trimestre 1er trimestre 2011 et par conséquent ayant fait l’objet d’un avant contrat à la fin 2010, 21 départements affichent des prix des appartements globalement en recul sur un an et 32 pour les maisons constate Me Pierre Bazaille, Président de l’Institut notarial immobilier. Seulement 12 départements, aussi bien en appartements qu’en maisons, enregistrent des hausses supérieures à 10%,notamment en Ile-de-France ». En fait, cette disparité entre appartements et maisons se vérifie aussi bien en Ile-de-France qu’en province. Au 31 mars 2011, les valeurs des maisons ont gagné 17,4% sur un an dans les Hauts-de-Seine contre seulement 3,7% en Seine-Saint-Denis.
En province , les prix des appartements anciens chutent de 6,5% à Limoges. Dans quatre autres villes, la glissade est plus contenue : 1,3% à Bourges et à Besançon. Et seulement 0,5% à Rouen et à Amiens. Dans cinq agglomérations, les prix des maisons reculent eux aussi. A Metz et à Saint-Etienne, le repli atteint respectivement 11,4% et 5,3%. Il se limite à 1,6% à Caen, 1,5% à, Montpellier et à 0,3% à Nancy.

Ile-de-France  : l’indice notaires-Insee labellisé au niveau européen
L’Autorité de la Statistique Publique (ASP) vient de labelliser les « indices notaires -Insee » trimestriels pour les prix des logements anciens de l’Ile-de-France. Cette labellisation garantit que le cadre méthodologique, la production et la diffusion des indices notaires -Insee est bel et bien conforme au code de bonnes pratiques de la statistique européenne. En outre, elle conforte la mission de service public notarial d’information sur les marchés immobiliers, mise en oeuvre depuis des années par le notariat et inscrite dans la loi de modernisation des professions juridiques et judiciaires du 28 mars 2011. Concernant l’Ile-de-France, cette labellisation devrait intervenir prochainement pour l’indice notaires-Insee établi au niveau national.
Les observateurs s’attendent à que cette évolution de prix contrastée entre les agglomérations s’intensifie pour les actes de vente signés au cours du second trimestre. Cette tendance devrait donc se vérifier dans la prochaine note de conjoncture notariale établie au niveau national. En attendant les notaires tablent sur un volume d’activité en 2011 en léger retrait par rapport aux 782.000 ventes notariées signées en 2010.  Lorsque l’activité immobilière ralentit, les vendeurs ont tendance à lâcher du lest sur leurs prétentions.

MARTINE DENOUNE

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Gilles Carrez souhaite une réforme du Scellier

La réduction d’impôts Scellier reste « un dispositif très efficace » aux yeux de Gilles Carrez, rapporteur général de la Commission des finances à l’Assemblée nationale. Dans un rapport sur la loi fiscale, il passe au crible cet avantage fiscal qu’il juge « coûteux », mais se montre plus favorable à une réforme qu’à la suppression de ce dispositif.
(LaVieImmo.com) – Passé les critiques, l’heure est au bilan du Scellier. Cette mesure instituée en 2009 permet de bénéficier, dans la limite d’un investissement immobilier de 300 000 euros, d’une réduction d’impôt ramenée cette année à 22 et 13 % selon la performance énergétique du logement. « Conçue dans une situation de crise immobilière exceptionnelle, la réduction d’impôt a eu des résultats à la mesure de ce qui était attendu », indique le rapport. Un avantage qui a fait ses preuves sur le terrain, car « alors que le nombre de logements acquis ou construits bénéficiant d’une réduction d’impôt avait réduit de moitié entre 2007 et 2008 (soit de 62 500 à 35 000 logements), il retrouve son niveau d’avant la crise dès 2009 avec 65 000 logements acquis », explique Gilles Carrez.
Et c’est sans compter ses effets par ricochet, qui ont contribué à la création d’une filière de logements locatifs intermédiaires, ainsi qu’à « la production en quasi-totalité de logements BBC [Bâtiment basse consommation, généralisée par la Règlementation thermique 2012, NDLR] après seulement un an d’application de la mesure de verdissement », estime l’élu.
Des « dérives », certes…
Ces points positifs ont pesé sur le budget de l’Etat, nécessitant d’être diminué fin 2010. L’avantage fiscal est alors passé de 25 % à 22 % pour le BBC et 13 % pour le non-BBC. Si le Scellier était maintenu au-delà de 2012, date à laquelle il est prévu d’y mettre fin, « le coût d’une génération de logements serait de 2,3 milliards d’euros », tempère le rapporteur général. Mais surtout, le Scellier a engendré certaines « dérives », issues notamment de « l’absence de révision régulière du zonage ». Enfin, son effet sur les prix s’est fait sentir, « dans un contexte de rareté et de cherté du foncier ».
… mais qui peuvent être corrigées
Loin de vouloir en découdre avec la réduction d’impôt, Gilles Carrez propose que le Scellier soit réformé afin de continuer à avoir une construction de logements soutenue. Mais à travers une dépense fiscale plus encadrée, qui ferait passer le coût du dispositif de 2,3 milliards d’euros pour 60 000 logements à 1,2 milliard pour 45 000 ou plus. Pour ce faire, il propose « une réduction d’impôt de 15 % répartie sur 9 ans (oit la période de location), majorée de 5 points si la location est maintenue pendant 5 années supplémentaires dans le secteur intermédiaire ».
Par ailleurs, quelques améliorations peuvent être apportées, comme une extension de l’agrément (pour les zones non-éligibles), ou encore un plafond de réduction par mètre carré « pour répondre à l’effet sur les prix ».

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Nous nous battons pour préserver le «Scellier»

Bercy, qui chasse les niches fiscales, songe à diminuer encore cet avantage en faveur de l’investissement locatif.

Bercy envisage sérieusement de réduire pour 2012 les avantages fiscaux liés au dispositif Scellier.

Jusqu’ici, il était prévu que, l’année prochaine, l’acheteur d’un bien immobilier s’engageant à le louer pendant neuf ans bénéficie d’une réduction d’impôt égale à 18 % de la valeur du bien.

Cela serait déjà moins avantageux que cette année, où la réduction d’impôt se monte à 22 %. Et bien moins encore qu’en 2010, quand elle atteignait 25 %. Mais, en période de restriction budgétaire, le minis­tère du Budget estime que cette niche fiscale est encore trop coûteuse et souhaite la réduire à nouveau. Pour l’instant, rien n’est fixé quant aux contours de cette refonte. Les arbitrages sont attendus pour la fin août.

Mais ce projet provoque déjà une levée de boucliers. «Au cours du premier trimestre, les ventes réalisées avec le support Scellier ont baissé de 35 %, notamment à cause de la baisse de l’avantage fiscal.

Un coût de 3,6 milliards d’euros l’an dernier

Autre argument des professionnels : en diminuant le Scellier, les pouvoirs publics feront moins d’économies que ce qu’ils en ­attendent facialement. «Ce sera autant de TVA en moins, sans compter que la diminution des ­ventes fera grimper le chômage dans la construction».

Les promoteurs estiment aussi que de sérieuses économies ont déjà été faites. «L’année dernière, 60 000 logements ont été vendus avec cette loi, ce qui représente un engagement de l’État à hauteur de 3,6 milliards d’euros.

Reste une question encore plus fondamentale. Le dispositif Scellier est censé disparaître le 31 décembre 2012. Conscients qu’un tel arrêt serait dramatique pour le secteur de la construction, les députés de la commission des finances planchent sur un dispositif de substitution. «L’objectif est d’abaisser le coût pour l’État, afin qu’il ne soit plus que d’environ 1,2 milliard. Toutefois, la réduction d’impôt doit être au minimum de 15 % pour rester incitative», explique Gilles Carrez, le rapporteur général UMP de cette commission. Les parlementaires souhaitent que cette mesure soit votée dès l’automne prochain, dans le cadre budget 2012, «pour donner le temps au secteur de s’y préparer», ajoute François Scellier, député UMP spécialiste du logement, qui a donné son nom au fameux dis­positif. Pour une fois, les promoteurs n’y trouveront rien à ­redire.

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Rentabilité d’un investissement locatif

Autant vous le dire tout de suite, mesurer la vraie rentabilité d’un investissement immobilier relève du casse-tête. C’est pourtant une information indispensable à tout investisseur qui veut savoir s’il prend ou non la bonne décision. Pourquoi est-ce un vrai casse-tête ? D’abord parce qu’il existe plusieurs façons de la mesurer. La plus simple, la plus commerciale est celle qu’utilisent les agents immobiliers. La plus complexe, mais sans doute aussi la plus juste, est celle qu’utilisent les gestionnaires immobiliers des grands groupes, les « asset managers », qui raisonnent en « discounted cash-flows » et en TRI, autrement dit, Taux de rendement interne. La vérité, ou du moins la réalité de la vie, est quelque part entre les deux.

La plus simple : la rentabilité locative brute

C’est la méthode la plus simple, celle qu’utilisent les agents immobiliers lorsqu’ils proposent à leurs clients un bien. Elle a l’avantage d’être très facilement compréhensible.
Elle consiste à additionner le montant des loyers perçus sur douze mois et à le diviser par le prix d’acquisition. Soit la formule suivante :
Loyer mensuel x 12
Taux de rentabilité brute = ———————————— x100
Prix d’acquisition du bien
Son inconvénient ? Elle est complètement fausse… Elle ne tient pas compte du fait que le bien sera ou pas revenu à terme, avec ou sans plus value, qu’il faut régler des charges et des impôts, et que le crédit qui a servi à financer le tout perturbe tout cela

La plus équilibrée : la rentabilité locative nette

La seconde méthode est plus difficile à calculer, car elle fait intervenir des facteurs personnels. Elle consiste à calculer une rentabilité d’exploitation nette à réintégrer au calcul les charges, les droits, les taxes… Autrement dit des éléments connus (Charges locatives courantes, mensualité du crédit…) et des paramètres variables, comme les carences d’occupation et les travaux d’entretien…
Ce qui donne la formule suivante :
Loyer mensuel x 12 – taxe foncière – Charges non récupérables – frais de gestion
———————————————————————————————————— x 100
Prix d’acquisition du bien

La plus fiscale : la rentabilité « net-net »

L’étape suivante, la plus délicate, consiste à calculer une rentabilité d’exploitation net-net, c’est-à-dire après être passée au filtre de l’impôt sur le revenu. Et là, tout peut changer selon la situation de l’investisseur. Ses impôts sur le revenu pourront en effet augmenter, s’il est en bénéfice foncier ou diminuer s’il est en déficit, ce qui pourra peser très lourdement sur la rentabilité locative du bien. De plus, c’est à ce niveau qu’il est possible de réintégrer les avantages des dispositifs de défiscalisation, Scellier en tête.

La plus précise : la rentabilité financière

La question que se posent les adeptes de cette méthode, la plus précise, c’est l’oubli, jusqu’alors, d’un élément essentiel : l’opération d’achat puis de revente que peut réaliser l’investisseur. Cela revient à réintégrer dans le calcul de la rentabilité le gain en patrimoine. Or, dans une opération immobilière, il est essentiel et il explique pourquoi des gens sont capables d’accepter des rentabilités net-net de 0 à 1%, alors qu’ils pourraient avoir deux ou trois fois mieux sur des placements financiers sans risques, comme les obligations ou le livret A.

Néanmoins, calculer une rentabilité financière est une opération délicate, qui repose pour l’essentiel sur des estimations. R chacun sait que ces hypothèses ne sont valables, comme disent les scientifiques, que « toutes choses égales par ailleurs ». Et nul n’ignore qu’avec le temps, la fiscalité et la valeur que donne le marché à un bien peuvent varier considérablement !

Il n’empêche : la rentabilité financière est une méthode fiable, qui permet d’intégrer la plus-value dans le calcul de la rentabilité. Elle redonne confiance aux investisseurs car un bien qui présente une rentabilité locative net-net de 0 à 2% peut très bien afficher une rentabilité financière de 6 à 8%.

La plus-value va dépendre de trois facteurs. D’abord de l’évolution des prix du marché, ensuite de l’indice du coût à la construction, et le taux du crédit, autrement dit l’argent qui va lui revenir une fois remboursé le crédit.
Autrement dit, la rentabilité financière n’est précise que sur les opérations passées. Pour les opérations futures ou en cours, il faut se fier à un certains nombre d’hypothèses.

Ce calcul fait appel à des flux financiers importants et à des hypothèses qu’il faut valider les unes après les autres. Il nécessite donc davantage qu’une simple opération. C’est une formule complexe, qu’il est impossible de résumer ici.

La plus comparative : le taux de rentabilité interne

Il existe un autre instrument de mesure de la rentabilité, basé sur les flux : c’est le TRI (taux de rentabilité interne). Autant vous prévenir tout de suite, sa définition est plutôt complexe. Le TRI est « le taux qui assure l’égalité des flux actualisés positifs et des flux actualisés négatifs», sachant que tout investissement immobilier voit passer des flux financiers positifs (perception de loyers, économies d’impôts, …) et des flux financiers négatifs (achat du bien immobilier, paiement des intérêts d’emprunt, …). En clair, il mesure l’investissement dans le temps, et non sur une année et permet de déterminer le taux à partir duquel l’investissement commence à être rentable.

Attention, toutefois, à la façon dont les hypothèses de départ sont posées, car elles peuvent modifier complètement le résultat. Autrement dit, on peut faire tout dire (et son contraire !) au TRI. Revalorisez, par exemple, le prix du bien de 2% par an au lieu de 1% et votre TRI va doubler ! Idem pour les loyers. L’idéal est de poser que les loyers ne bougent pas et que le prix du bien n’augmente pas (C’est-à-dire un revalorisation égale à zéro)…

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Locations : la facture d’énergie commence à compter

Locations : la facture d’énergie commence à compter

Dans les régions où l’offre locative dépasse la demande, les candidats à la location prennent en compte la consommation énergétique du logement, selon LocService.

La performance énergétique des logements fait son chemin dans le secteur des locations. Sur les 9.000 biens étudiés par LocService, le loyer moyen (charges comprises) s’élève à 620 euros. Or cette moyenne nationale a tendance à diminuer avec la qualité énergétique du logement. Ainsi le loyer moyen des locations classées A ou B se situe à 665 euros, contre 630 euros pour un logement étiqueté C ou D. Le loyer moyen tombe à 591 euros pour une location avec une classe énergie F ou G. Au final, la variation du loyer ressort à plus de 12% pour un même logement suivant la nature du DPE ( diagnostic de performance énergétique).

Raisonner au niveau national ne doit pas cacher les disparités locales. Plus précisément à Paris et en région parisienne, où l’offre locative ne répond pas à la demande, la performance énergétique du bien proposé à la location reste secondaire dans la prise de décision d’un locataire.

En attendant, il ressort de cette étude que plus de 70% des locations de particuliers affichent une étiquette énergétique se situant entre C et E. Les logements énergivores (F & G) représentent 16,5 % du parc locatif alors que les locations classées entre A et B dépassent les 10%. Ces bons scores au niveau énergétique résultent surtout d’offres de location portant sur des logements neufs.

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Crédit immobilier : les taux toujours à la hausse

Selon la première édition du baromètre établi par le groupe ACE, courtier en crédit immobilier, les taux d’intérêt ont globalement poursuivi leur hausse en mars.

Les meilleurs taux fixes négociés dans les agences ACE étaient à 3.45% sur 15 ans, 3.60% sur 20 ans, 3.80% sur 25 ans, et 4% sur 30 ans. Le taux variable capé +1% était à 3.45% et celui capé à 2% à 3.25% (hors assurance).  Les montants moyens empruntés s’élevaient  à 276.358 euros en Île-de -France et 146 858 euros en province, pour une durée moyenne d’emprunt de 211 mois.

« Après plusieurs hausses successives ces derniers mois, les taux restent néanmoins très bas. Dans les prochains mois, ils devraient continuer à augmenter de façon progressive et régulière pour aboutir à une hausse minimum de 0,30% à 0,50%. Cette tendance s’explique en partie par les conditions de refinancement des banques qui sont devenues plus difficiles. Malgré quelques incertitudes, le marché de l’immobilier devrait rester dynamique jusqu’à fin 2011, grâce notamment au nouveau prêt à taux zéro +, qui permet de solvabiliser davantage de ménages primo-accédant« , commente Joël Boumendil, fondateur et PDG du groupe ACE.

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Les loyers augmentent deux fois plus vite à Paris qu’en province

L’an passé, les loyers des nouvelles locations ont bondi de plus de 6% dans la capitale. Appartements et simples chambres de bonne se louent désomrais à prix d’or.

Entre la flambée des prix de vente et l’envolée des loyers, se loger à Paris devient de plus en plus difficile. L’an passé, les loyers des locations et des nouvelles locations ont progressé de 1,7 % dans la capitale, soit deux fois plus vite qu’en province (+ 0,7%), selon l’Observatoire des Loyers de la région parisienne. « En dix ans, nous n’avions jamais assisté à un pareil décrochage. Et l’écart continue de se creuser », souligne Geneviève Prandi, responsable de cette enquête annuelle qui compare les loyers en région parisienne et dans 11 villes en France (*).

La hausse des loyers est encore plus prononcée sur les nouveaux baux, c’est-à-dire ceux signés par des locataires entrés dans le logement en cours d’année. En un an, les loyers des appartements parisiens remis sur le marché ont bondi de près de 6,6% contre à peine 1,2% dans le reste des grandes villes.

Avec un loyer proche de 23 euros le mètre carré, pour les nouvelles locations, la capitale française est en moyenne deux fois plus chère que Lyon, Toulouse ou Bordeaux (10 euros le mètre carré). Ces chiffres concordent avec les résultats du dernier Observatoire Clameur qui constatait des écarts de prix allant de 1 à 6 entre Paris et certaines petites villes comme Saint-Etienne, Niort…

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